L’évolution de La Poste impacte le quotidien de tous les postiers.
Pour que cela marche, il faut que tous soient associés à la réussite de l’entreprise. En 2004, La Poste lance la construction de son projet social. Développement du dialogue social, fin du temps partiel imposé, réduction importante du nombre des CDD, emploi du personnel en situation de handicap ou d’inaptitude, nouvelles grilles salariales, autant d’accords signés qui placent les postiers au cœur de l’ambition sociale de l’entreprise. La gestion des Ressources Humaines devient ainsi un élément clé au sein de l’entreprise.
Une application RH centralisée permettant de gérer les activités des 300 000 postiers
Orientée autour de cinq métiers, le Courrier, le Colis Express, la Banque Postale ou Services Financiers, l’Enseigne (ou Bureau de Poste) et les métiers transverses, le groupe La Poste décide, début 2006, de centraliser la gestion des activités de chaque postier au sein d’une seule application principale, i-GEODE, afin de gérer l’activité de chacun des 300 000 postiers répartis au sein de 800 sites ou unités de gestion des ressources humaines (UGRH) en France métropolitaine ou dans les DOM.
« Nous avions jusqu’à présent une application installée dans chaque UGRH, qui fonctionnait localement en France et dans les DOM », explique Josette Fougeret, Directrice de la Maitrise d’Ouvrage d’Intégration des Applications Périphériques au sein du système d’information des ressources humaines. « C’était une solution technique fragile, d’autant plus fragile que les sauvegardes n’étaient pas forcément centralisées, que nous n’avions pas de visibilité des activités du terrain, et que les applications des 800 sites n’étaient pas forcément installées sur le même socle technique et ne communiquaient donc pas entre elles. »
En effet, chaque entité RH gérait son propre personnel et remontait les informations vers le système opérant. Il fallait en effet alimenter les systèmes de paie, de comptabilité, les différentes applications métier existantes, ainsi que les différents outils de pilotage du groupe La Poste. Si un bug apparaissait lors de la diffusion d’une version, il fallait au moins 1 mois pour le corriger, voire 2 mois lorsqu’il fallait passer par une requalification sur la plateforme selon l’importance de la correction. D’autre part, si certains établissements ne pouvaient pas remonter les données, une problématique de complétude se posait nécessairement.
« Nous avons réalisé qu’il nous fallait une solution centralisée, » précise Josette Fougeret. « Au départ, l’application était une application conçue pour un besoin local, or les directions RH souhaitaient avoir une vision de leur métier, ce que l’on était incapable de faire avec des bases locales. » L’application répondant fonctionnellement aux besoins de l’entreprise, il a été décidé de ne pas la réécrire mais de faire appel à un prestataire pour la partie portage. C’est alors que le groupe La Poste a lancé un appel d’offre.
Un cahier des charges rigoureux et un délai de 18 mois pour mener à bien le projet i-GEODE « Nous recherchions un prestataire ayant une excellente connaissance du langage Progress, des bases de données Oracle, qui équipent le groupe La Poste, ainsi qu’une expérience éprouvée du secteur des ressources humaines », explique Josette Fougeret. « De plus, notre cahier des charges nous obligeait à réaliser ce projet ambitieux en seulement 18 mois ! » A l’issue de presque 6 mois de consultation, l’offre de Deal Informatique est choisie parmi 5 autres offres par le groupe La Poste.
Une réorganisation du groupe intervenue courant 2006 a réduit le nombre de sites ou Unités de Gestion, de 800 à 450 avec toujours 300 000 postiers répartis autour des 5 métiers de La Poste.
Le projet i-GEODE démarre en septembre 2006, et le portage des données s’étend jusqu’en juillet 2007. En septembre 2007, le groupe La Poste met en place des sites expérimentaux. Mais fin 2007, une modification des lois oblige le groupe La Poste à revoir son cahier des charges.
« La Loi TEPA (Travail, Emploi et Pouvoir d’Achat), mise en place au 1er octobre 2007, a retardé le projet, constate Josette Fougeret. Les sites pilotes, qui devaient initialement démarrer au mois de novembre 2007, n’ont pu être actifs qu’en février 2008. Il a fallu en effet, suite au vote de la nouvelle loi, mettre en place de nouvelles règles de paiement pour les heures supplémentaires ce qui a pris du temps ».
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